Alors que je viens de reprendre mon travail parlementaire après mon congé de maternité, je suis heureuse de déjà déposer une nouvelle proposition de Résolution  avec mon collègue Gautier Calomne. À l’occasion de la Journée internationale des enfants disparus (25 mai), elle a pour but de relancer le projet « not found » initié par Child Focus et Missing Children Europe en 2012.

Une info reprise dans la D.H. ce 27 mai 2017. 

Tout un chacun a déjà commis une erreur en tapant une adresse de site web, ou a voulu se rendre sur un portail n’existant plus et, par conséquent, s’est retrouvé face à une page « Erreur 404 – page non-trouvée ».  Cette dernière peut être utilisée pour diffuser un message complémentaire et c’est sur base de ce constat qu’en 2012, Child Focus et Missing Children Europe ont créé un module disponible gratuitement à inclure dans l’architecture d’un site web afin que cette page diffuse les avis de recherche des enfants disparus (ce programme est soutenu par la Commission européenne).

Le principe est simple : plus le nombre de participants au projet augmentera, plus la probabilité d’apparition de la « page 404 » pourrait augmenter et, partant, l’occurrence de signalements d’enfants disparus gagner en importance.

Aujourd’hui, ce sont plus de 5.500 sites internet qui soutiennent cette initiative, en ce compris ceux du Mouvement Réformateur, de la STIB, de certaines Communes , de l’Agence bruxelloise pour l’Entreprise et de bon nombre de médias belges (La Dernière Heure, La Libre, Le Vif, Knack, De Morgen…) : chacune de ces participations est une expression de la solidarité face à des cas de souffrance vécus dans notre pays comme ailleurs à l’étranger.

Les institutions fédérales doivent s’inscrire dans cet effort de solidarité

Aujourd’hui, la très grande majorité des services de nos administrations ou établissements fédéraux sont présents sur internet. Toutefois, force est de constater que la plupart d’entre eux ne participe toujours pas au projet « Not Found » alors que leurs portails respectifs ont des taux de fréquentation élevés.

Attendu qu’il s’agit essentiellement d’une question d’information, de pédagogie et de bonne volonté, que les considérations techniques et financières sont très limitées, que nos institutions fédérales peuvent montrer l’exemple par leur capacité de mobilisation, nous avons, pour le Groupe MR et avec le soutien de notre chef de Groupe Denis Ducarme, déposé une proposition de résolution afin de promouvoir la participation des services publics fédéraux, ainsi que des établissements publics qui en dépendent, à cette opération de solidarité.

« Pour cette journée Internationale des enfants disparus, il nous semblait important d’envoyer un message de solidarité aux familles malheureusement concernées par la disparition d’un proche. Chaque cas est un cas de trop ! » 

Comme le souligne mon collègue Gautier Calomne, « Pour cette journée Internationale des enfants disparus, il nous semblait important d’envoyer un message de solidarité aux familles malheureusement concernées par la disparition d’un proche. Chaque cas est un cas de trop ! Avec 1.544 dossiers de disparitions traités en 2015, et 1.720 en 2016, tous les efforts comptent et nous souhaitons par cette initiative, recueillir le soutien inconditionnel de toutes les formations politiques dans le cadre de cette cause d’envergure nationale. L’usage des nouvelles technologies pour dynamiser la diffusion des avis de recherche via les services publics, est une opportunité de taille qu’il faut saisir. Les organismes fédéraux doivent rejoindre les efforts déjà menés par d’autres niveaux de pouvoir, notamment au niveau communal et régional. »

Un courrier au Président de la Chambre – S. Bracke

Par ailleurs, nous avons aussi constaté qu’il en va de même pour le site internet de la Chambre des Représentants.

 « Il serait paradoxal de demander au Gouvernement et aux administrations fédérales de faire des efforts dans en ce sens alors que le site officiel de la Chambre n’est pas équipé du module « not found » non plus. Nous allons donc également solliciter le Président de la Chambre […]remanier nos sites internet personnels »

Voici un lien « erroné » de mon site afin que vous puissiez directement tester :

http://stephaniethoron.be/dsqfdsqfqdsf/

Il serait paradoxal de demander au Gouvernement et aux administrations fédérales de faire des efforts dans en ce sens alors que le site officiel de la Chambre n’est pas équipé du module « not found » non plus. Nous allons donc également solliciter le Président de la Chambre ce lundi et, bien évidemment, nous sommes actuellement en train de remanier nos sites internet personnels respectifs afin qu’ils s’inscrivent dans la dynamique promue.

Comme observatrice à la Commission Nationale des Droits de l’Enfant (CNDE) pour la Chambre et comme jeune maman, je suis particulièrement soucieuse et attentive à toutes les problématiques liées aux droits de l’enfant. En tant que parent, il n’y a sans doute rien de pire que de ne pas savoir où se trouve son enfant ! Cette initiative est certainement un plus pour aider les familles concernées, un soutien supplémentaire qu’il faut continuer de développer et de promouvoir. »

En tant que parent, il n’y a sans doute rien de pire que de ne pas savoir où se trouve son enfant ! Cette initiative est certainement un plus pour aider les familles concernées, un soutien supplémentaire qu’il faut continuer de développer et de promouvoir. 

Un aperçu du module « not found » sur mon site internet :

 

S. THORON